L’abandon et la course a pied.

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« Il y a des bons, est mauvais jours »

Usain BOLT

Une fois n’est pas coutume, qui n’a jamais pensé à arrêter une course ?
Ce moment où une douleur réapparait, ce moment où la fringale arrive mais plus rien à se mettre sous la dent, les crampes qui se font sentir alors qu’il reste encore 15km à parcourir… Tant de choses contre lesquelles vous avez dû lutter parce que vous avez payé pour cette fameuse course. Oui, vous avez raison, la persévérance finit toujours par l’emporter. Mais à quel prix ?

Lorsque qu’arrive le départ, vous êtes dans l’euphorie que seuls les compétiteurs peuvent comprendre. Cette adrénaline qui coule dans vos veines et qui vous met la pression lorsque vous entendez le fameux « 5…4…. 3… 2… 1 … ». Ces cinq petites secondes qui durent une éternité, et qui vous font revivre toute cette préparation, ces cinq secondes pendant lesquelles vous avez encore le temps de rigoler avec votre voisin ou de dire « Non je ne la sens pas » ou encore « bah, on verra bien ».

Tant de choses qui se bousculent dans votre tête, pour qu’au coup de feu du départ, vous entamiez finalement les kilomètres qui vous séparent de la ligne d’arrivée, et qui vont vous en faire baver.

C’est vous qui l’avez choisi. Tout comme c’est à vous d’écouter lorsque votre corps vous dit stop.

Pourquoi aller chercher la blessure, et prendre un, deux voire trois mois d’arrêt total de la course à pied, juste pour une question de fierté.

La fierté parlons-en ! qu’il est bon, ce moment où l’on passe la ligne d’arrivée, où l’on se tient la cuisse quelques centimètres derrière la ligne, où la sueur dégouline de votre corps. C’est moment où vous ne « ressemblez à rien », mais qui est tellement important car c’est le passage de la médaille de finisher et la remise de votre lot.

Et pourquoi ne pas arrêter quand le corps dit STOP ?

« J’en peux plus j’ai trop mal »

La question qui tourne lorsque vous venez de vous faire une cheville, ou cette fameuse douleur qui survient alors qu’elle n’était plus revenue depuis votre préparation.

C’est à ce moment-là où vous vous dites « bon allez je continue je verrais bien » et c’est à ce moment-là où vous jouez avec le feu. Une chance sur Deux pour que la douleur passe, une chance sur deux pour que vous ne sentiez rien parce que vous avez le muscle chaud, et pourtant dès que celui-ci va se refroidir … Aieeeee ! la douleur vous lance, vous aller voir votre kiné ou votre médecin et vous vous prenez trois semaines d’arrêt complet de course à pied.

Une autre version des faits, ce moment où vous avez envie de vomir vos tripes car vous êtes au bout de vos forces, prêt à tomber, ou vous vous dites « Encore 10km, et c’est fini ! » Oui ça n’est ‘que’ 10km mais 10km c’est très long pour un corps en souffrance. Vous allez vouloir forcer, forcer, forcer, sur votre corps qui vous demande d’arrêter, pour quoi ? votre fierté ou votre satisfaction ? est-ce vraiment une satisfaction de vouloir finir une course en rampant tel un zombie dans « The Walking Dead » et mettre un « chrono » que vous ne voudrez même pas parler tellement vous avez honte ?

Pourquoi ? Pourquoi vouloir tant cette médaille ? pour au final la laisser au fin fond d’un tiroir, et je jamais la ressortir….

Vous allez me dire que c’est parce que vous avez payé votre dossards (+ déplacement + hébergement.) oui nous sommes d’accord. Mais au final ou avez pris le départ de la course quand même vous avez effectué une distance sur ce parcours, et surtout vous avez eu la volonté de faire cette course. C’est ça le plus important.

Certains défis ne nous sont favorable qu’a un certain moment de notre vie.

N’hésitez pas à abandonner une course. La seule personne qui se moquera de vous, c’est vous ! et oui tout le monde « s’en fou » que vous aillez fini ou non cette course, regardez autour de vous ces centaines de Finishers, il se moque complètement de savoir si vous avez fini ou abandonné, et votre famille préférera vous savoir en bonne santé que dans un lit d’hôpital avec une perfusion au bout du bras, ou avec une jambe dans le plâtre.

La santé passe avant tout, préservez-vous, il n’y a aucune honte à vouloir abandonner une course.

Moi-même j’ai abandonné 2 courses dans la même saison pour des raisons différentes. 2 courses qui m’ont valu :

Un déplacement, un hébergement, à plus de 500km de chez moi…. Pour au final ne faire que 1/3 de la course.

Oui je suis déçu de ne pas avoir fini, oui « j’ai mal à mon portefeuille », oui j’ai eu envie de pleurer car mes amis on finis cette course. Mais au final aujourd’hui je suis content d’avoir abandonné ces courses car j’en ressort plus fort. Une fois redescendu de la déception, j’ai analyser ma « blessure » pourquoi en m’étant tant préparé je n’ai pas tenu jusqu’au bout. (Trop de trajet / transport en peu de temps ? une semaine beaucoup trop chargée au travail ? pas assez dormi ? mangé un nouveau produit ? mangé trop gras la veille ? … autant de questions qui vous feront Grandir dans votre « carrière » de coureur amateur ou professionnel).

Car Oui les pros savent abandonner aussi pour préserver leur saison, et atteindre leurs objectifs.

Nous sommes humains et c’est notre corps qui reste mettre de nos mouvements.

Et vous ? avez-vous déjà abandonné une course ? racontez nous.